Il n’y a pas d’avenir sans les jeunes

À la Légion de la Bonne Volonté (LBV), nous n’alimentons pas un climat de conflit entre les générations. Au contraire : nous associons au patrimoine de l’expérience des plus âgés l’énergie débordante des plus jeunes. Et tous les gens y gagnent.

Tatiane Oliveira

"O momento mais emocionante para mim foi quando eu toquei violão com o moço. Ele cantou comigo, demos muitas risadas. Foi bem legal!", disse o menino Yan, de 9 anos, ao interagir com um dos idosos atendidos pelo Lar Maria Luiza.

Nous rappelons constamment aux jeunes qu’un jour eux aussi auront des cheveux blancs. De même, nous parlons fraternellement aux personnes âgées, en leur rappelant qu’ils ont été jeunes... Il est très important que nous ne l’oubliions pas.

Les jeunes vieilliront aussi demain... S’ils veulent maintenir le même esprit d’espoir, les mêmes traits juvéniles, malgré les rides naturelles du temps et les toujours beaux cheveux blancs, qu’ils pratiquent le Bien. Il n’y a pas d’autre voie. C’est l’Esprit qui fortifie notre enthousiasme, qui nous accorde la beauté éternelle de la sympathie. Il n’y a pas de meilleur cosmétique qu’une conscience tranquille.

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Cela peut paraître un paradoxe. Cependant, un pays qui ne soutient pas ses personnes âgées ne croit pas à l’avenir de sa jeunesse. Qu’est-ce que la nation, au-delà de ses membres ? S’il y a un avenir, les jeunes vieilliront. Ils vivront plus. Ils prendront leur retraite... Une conviction profondément ancrée de la jouissance immédiate des choses est la démonstration d’une incrédulité vis-à-vis de demain. Et il y en a qui peuvent penser : « Vivons maintenant, avant que tout ne finisse ! Et tant pis pour ceux qui arrivent autant à résister ». Il n’y a aucune exagération ici. C’est ce que l’on voit. On a l’impression que beaucoup de ceux qui bénéficient de la vigueur de la jeunesse ignorent la possibilité même d’atteindre la décrépitude. Mais ils pourront en arriver là... Il n’y a pas d’avenir sans les jeunes. Il n’y en a pas non plus sans les vieux. Est jeune celui qui n’a pas perdu son idéal. 

José de Paiva Netto est écrivain, journaliste, homme de radio, compositeur et poète. Il est né le 2 mars 1941, à Rio de Janeiro, Brésil. Il est président de la Légion de la Bonne Volonté (LBV) et membre effectif de l’Association Brésilienne de la Presse (ABI) et de l’Association Brésilienne de la Presse Internationale (ABI-Inter). Affilié à la Fédération Nationale des Journalistes (FENAJ), à l’International Federation of Journalists (IFJ), au Syndicat des Journalistes Professionnels de l’État de Rio de Janeiro, au Syndicat des Écrivains à Rio de Janeiro, au Syndicat des Professionnels de la Radio à Rio de Janeiro et à l’Union Brésilienne des Compositeurs (UBC). Il fait aussi partie de l’Academia de Letras do Brasil Central [Académie des Belles Lettres du Brésil Central]. C’est un auteur de référence internationale reconnu pour la conceptualisation et la défense de la cause de la Citoyenneté et de la Spiritualité Œcuméniques, qui, selon lui, constituent « le berceau des valeurs les plus généreuses qui naissent de lÂme, la demeure des émotions et du raisonnement éclairé par lintuition, lenvironnement qui englobe tout ce qui transcende le domaine vulgaire de la matière et vient de la sensibilité humaine sublimée, comme la Vérité, la Justice, la Miséricorde, lÉthique, lHonnêteté, la Générosité, l’Amour Fraternel. En bref, la constante mathématique qui harmonise l'équation de l'existence spirituelle, morale, mentale et humaine. Or, sans cette conscience que nous existons sur deux plans, et donc, pas seulement sur le plan physique, il nous est difficile d'atteindre la Société réellement solidaire, altruiste et œcuménique, car nous continuerons à ignorer que la connaissance de la Spiritualité supérieure élève la nature des êtres et les conduit, en conséquence, à construire une citoyenneté planétaire. ».